Plan “Banlieue” : à quand un plan “A” comme anticorruption ?
COMMUNIQUE DE L’ASSOCIATION ANTICOR (www.anticor.org)
Plan “Banlieue” : à quand un plan “A” comme anticorruption ?
A l’annonce des mesures concernant le plan “espoir banlieue” comment ne pas s’étonner de l’ absence d’ambition destinée à la plus grande péréquation des richesses entre la banlieue riche, particulièrement les Hauts de seine, et les villes moins favorisées ?
Comment ne pas s’étonner de l’absence de prise en considération des graves dérives financières constatées dans la gestion de la politique de la ville récemment rendues publiques par la Cour des Comptes, tout autant que celles de nombreuses communes ou d’offices para publics, particulièrement sur les terres d’élection du président de la République et au sein de l’établissement public de la Défense (EPAD) ou de l’OPDHLM des Hauts de Seine ?
Pour améliorer les conditions de vie, de transports, l’accès au logement, à la santé, ou encore l’emploi dans les quartiers modestes, il faut enfin oser s’attaquer à la corruption, au favoritisme, aux détournements de fonds publics qui creusent les inégalités, diminuent l’impact des politiques publiques, après leur disparition des caisses, et ce malgré les tonitruantes annonces chiffrées de centaines de millions d’euros, qui n’ont dès lors plus de sens.
A chaque annonce concernant les banlieues, tout sonne donc comme si on distribuait l’aide au développement en Afrique, avec les mêmes errements..
Ainsi, le livre “le clan du président” des deux journalistes Hélène Constanty et Pierre Yves Lautrou, paru chez Fayard le 6 février, est l’illustration de la dérives des dépenses publiques sous le joug des petits arrangements entre amis.
Tout ceci est au détriment du plus grand nombre et surtout des banlieues, qui n’ont pas les mêmes ressources provenant des taxes professionnelles d’entreprises dont les sièges sociaux pullulent dans le quartier de La Défense. Si les pauvres des villes riches du 92 n’étaient pas chassés par la distribution clienteliste des logements sociaux et la spéculation immobilière vers les banlieues pauvres, celles-ci ne rencontreraient pas une telle concentration de difficultés sociales.
Alors à quand un “plan A comme anticorruption” autour de la question de la gestion de nos villes ?
*Anticor a lancé le 28 janvier dernier sa campagne municipale et cantonale 2008 bâptisée: “Qui choisir ?” sur la base d’une grille d’évaluation des engagements des candidats concernant des critères de bonne gestion.